Migraine

La migraine est une maladie chronique qui se manifeste surtout par des céphalées intenses survenant par crises, de fréquence et de durée variable, parfois précédées par des manifestations neurologiques transitoires (aura), entre lesquelles le patient est asymptomatique.

La migraine en chiffres
La migraine touche environ 12 % de la population en France.
Chez l'adulte, sa prévalence est de 18 % chez la femme contre 6 % chez l'homme.
Chez l'enfant, elle est de 5 à 10 % et avant l'âge de 12 ans, le sex ratio est proche de un.
Les crises de migraine sont plus fréquentes et plus sévères dans la première moitié de la vie. 85 % des migraineux considèrent leur maladie comme un handicap. 50 % ne consultent pas, 43 % pensent que l'on ne peut rien pour eux….

Les critères de diagnostic
Dans la majorité des cars, le diagnostic de la migraine ne pose aujourd'hui aucune difficulté. En effet, depuis 1988, on dispose de critères de diagnostic rigoureux, établis par l'international Headache Society (IHS). Les plus fréquentes migraines sont sans aura et les migraines avec aura typique.
Les examens complémentaires (imagerie par résonance magnétique (IRM) cérébrale, scanner, doppler, électro-encéphalogramme…..) souvent inutiles et abusifs, ne sont nécessaires que pour déterminer les formes atypiques de migraine ou préciser un diagnostic d'élimination.

La migraine sans aura
Tous les maux de têtes ne sont pas des migraines
. Les plus communes des migraines étaient autrefois appelées « migraine commune ». La crise qu'elle provoque peut être annoncée 24 heures auparavant par des signes annonciateurs (asthénie, somnolence, bâillements, irritabilité ou euphorie, constipation). Puis, la migraine s'installe progressivement, souvent au cours de la nuit ou au petit matin. Elle s'accompagne très souvent de nausées, voire de vomissements. Le malade est gêné par la lumière (photophobie), le bruit (phonophobie), et les odeurs. Il est parfois obligé de rester couché dans l'obscurité. La crise peut se terminer par une diarrhée ou un accès polyurique (accroissement de la quantité d'urine émise).
Selon les critères de l'IHS, il s'agit d'une céphalée lorsque deux des caractéristiques suivantes sont réunies : la céphalée doit être unilatérale (cependant l'hémicrânie peut changer de côté d'une crise à l'autre ou au cours d'une même crise) ; pulsatile (impression de cœur qui bat dans la tête) ; lancinante d'une intensité modérée ou sévère ; qui s'aggrave lors de certaines activités physiques de routine (montée ou descente d'un escalier, par exemple).
En outre, cinq crises d'une durée de quatre à soixante douze heures (sans traitement) accompagnées de nausées et de vomissements, et -ou- de phénomènes de photophobie-phonophobie, doivent être constatés.

Dernière mise à jour le : 18/03/2010