Conjonctives immunologiques non infectieuses

Professeur Thanh HOANG-XUAN
Chef des Services d'Ophtalmologie de l'Hôpital Bichat, 75018 Paris
et de la Fondation Ophtalmologique A. de Rothschild, 75019 Paris.

Cet article est très « technique » et correspond aux grands groupes de contre-indications aux méthodes de laser de surface pour traitement réfractif.
La conjonctive, à cause de sa richesse en vaisseaux sanguins et lymphatiques, est intéressée dans de nombreuses pathologies d'origine immunologique. Les conjonctivites immunologiques se présentent souvent sans spécificité clinique. Parfois elles sont associées à des signes évoquant leur origine immunologique tels une fibrose sous-conjonctivale, des symblépharons, des phlcytènes ou l'association à une inflammation des tissus voisins (cornée, épisclère, sclère, uvée) ou à un syndrome sec.
Dans la majorité des cas, des examens complémentaires sont nécessaires au diagnostic étiologique. Certaines conjonctivites sont graves comme les conjonctivites auto-immunes. Elles peuvent aussi entrer dans le cadre de vascularites systémiques ou d'autres maladies inflammatoires générales qu'elles peuvent révéler.
Les quatre types d'hypersensibilité peuvent être impliqués dans les conjonctivites immunologiques. La réaction de type I ou hypersensibilité immédiate est médiée par les mastocytes et se produit au cours des conjonctivites allergiques. La réaction de type II ou hypersensibilité cytotoxique dépendant des anticorps se voit dans les conjonctivites auto-immunes.
La réaction de type III ou hypersensibilité, à complexes immuns, est engagée dans les conjonctivites associées aux vascularites. Enfin la réaction de type IV ou hypersensibilité retardée intervient dans les conjonctivites granulomateuses.

Dernière mise à jour le : 18/03/2010